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              L'Abondance est issue de bovins amenés par les Burgondes au V° siècle .

             La race s’est développée au sein du Chablais dans le Val d'Abondance, considéré comme le berceau de la race . L’isolement géographique de cette zone a contribué à la naissance et au développement d’une population bovine originale adaptée au milieu montagnard et à l’exploitation communautaire des alpages . Cette vache s'est d'abord appelée Chablaisienne, mais elle porte son nom actuel depuis la fin du siècle dernier avec la création du livre généalogique, en 1891 . Sa première visite au Concours général agricole de Paris date de 1896 . Originaire de Haute-Savoie, entre le lac Léman et le Mont Blanc, l'Abondance est actuellement présente dans 18 départements français, en majorité en région Rhône-Alpes et dans le Massif Central Elle s’est implantée dans les Alpes Suisses et Italiennes .  

              L’Abondance est une vache de taille moyenne (140 cm au sacrum) et son poids se situe à environ 650 kg . Son ventre est généralement blanc et sa robe uniformément pie rouge acajou. Sa tête est blanche avec un épais chignon blanc et des cornes claires et assez longues (incurvées vers l'avant puis qui remontent vers l'arrière), le pourtour des yeux, tout comme les oreilles, est acajou, signe d’une adaptation au milieu montagnard où les agressions lumineuses du soleil sont plus fortes : les taches sombres atténuent la réverbération et protègent l’œil des maladies ophtalmiques . Son squelette est fin, ses pattes sont fines, sèches et allantes, signe d’une adaptation à la marche . Sa profondeur de flanc lui permet de manger de grandes quantités d'herbe et de foin. Tout ceci en fait une vache parfaitement adaptée aux milieux montagneux et difficiles .

               Race bovine pie rouge de montagne, d'assez grande taille, à aptitude laitière, localisée dans le sud-est de la France .
     

     

    http://www.racesdefrance.fr/bovins/races-laitieres

     

    http://www.nos-vaches.com/la-vache-abondance/

     

    Abondance (race d').

     

     

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              Elle est née en Bretagne au XIX° siècle vers 1840 . Un éleveur breton achète un taureau de la race britannique durham (nom actuel: Shorthorn) à l'école vétérinaire de Maison-Alfort . Il est vite imité par de nombreux éleveurs du nord Bretagne, séduits par l'augmentation de gabarit des veaux croisés froment du Léon x Durham . La mode de ces croisements gagne ensuite l'intérieur des terres où la race se métisse avec la pie rouge de Carhaix ou bretonne pie rouge. Les avantages en termes de précocité, d'aptitude à l'engraissement tout en ayant une production laitière correcte pour l'époque sont des arguments de poids pour les éleveurs . De ses ancêtres, elle a gardé la rusticité des races bretonnes, mais elle doit son format à l'influence de la race britannique . Elle devient une race de Bretagne centrale (monts d'Arrée, Pontivy, Loudéac) où elle élimine la bretonne pie rouge par absorption le sud étant dévolu à la bretonne pie noir et le nord à la froment du Léon .


             Au début du XX° siècle, les éleveurs de la race métisse se fédèrent et nomment leur vache armoricaine . Leur coopération aboutit à l'ouverture du herd-book, le registre généalogique de la race armoricaine . En 1934, la race compte 360 000 individus .
    Dans les années, 1950, les décideurs agricoles veulent réduire le nombre de races bovines françaises; un sénateur de la Mayenne, Louis Fourmond, propose de fusionner les races armoricaines et rouge des prés, toutes deux fortement influencées par le métissage Durham . En 1963, naît la fédération rouge de l'ouest . Les éleveurs de l'armoricaine souhaitent aussi améliorer le potentiel laitier: des génisses MRY (pie rouge de Hollande et Deutsches rotbunte allemande) sont achetées et de la semence de même origine est utilisée sur trois campagnes en insémination artificielle . Le but est de faire adhérer la race à une grande race pan-européenne, résultant de la fusion de la MRY et de la Deutsches rotbunte allemande . (projet pie rouge européenne des plaines ) À partir de 1963, le troupeau reçoit un apport massif de MRY pour améliorer ses performances laitières . En 1969, un concours de la race réunit des animaux des deux bassins de production (Armorique et Maine-Anjou) . Devant la disparité (rouge des prés pure race d'un côté et métis très marqué MRY de l'autre) les deux groupements d'éleveurs décident de garder chacun sa race . La rupture est consommée en 1970 . La scission devient l'acte fondateur de la race pie rouge des plaines française . Une structure crée un registre généalogique qui regroupe les animaux de race armoricaine, MRY, Rotbunte et du croisement entre eux .


              Quelques éleveurs qui croient encore dans la race armoricaine ne trouvent alors plus de semence armoricaine pour inséminer leur troupeau . L'effectif chute très vite : des 200 000 individus en 1963 , il n'en restait qu'un peu plus d'une centaine en 2001 .
    En 1978, un premier recensement des races menacées de disparition est opéré . À cette époque, les chercheurs en génétique commencent à déclarer que le maintien d'une forte variabilité génétique est une réserve pour de potentiels croisements dans le futur . En Bretagne, la bretonne pie noire faisait déjà partie d'un programme de préservation, mais l'enquête montre que les races armoricaines et froment du Léon existent toujours . Les recherches administratives découvrent l'existence de la semence congelée de quatorze taureaux armoricains . Elles sont mises à disposition des éleveurs demandeurs. L'ITEB (aujourd'hui institut de l'élevage) reprend le registre et commence à y inscrire tous les troupeaux de race pure armoricaine . Cependant, des grains de sable viennent enrayer les rouages de la sauvegarde : l'âge des éleveurs d'armoricaine, majoritairement proches de la retraite, l'âge des vaches non renouvelées pour garder la race pure, l'embonpoint de certaines vaches peu fertiles et la méfiance des éleveurs résistants à la disparition de leur race qui suspectent une seconde manœuvre d'absorption de leur race .
    En 1981, seulement 47 vaches sont inscrites et une seule naissance en race pure enregistrées . En fin de compte, seuls trois éleveurs inséminent leur troupeau de vaches âgées avec la semence retrouvée . Au fil des années, des jeunes étudiants agricoles découvrent cette race et les effectifs remontent doucement . De nouveaux jeunes taureaux sont testés et sélectionnés et la découverte de la semence congelée de deux nouveaux mâles vient à point pour enrayer un prévisible problème de consanguinité . Le travail de sélection de nouveaux jeunes taureaux est très long : les femelles sont âgées et il est difficile de choisir parmi elles les meilleures mères à taureau . Le rajeunissement progressif du troupeau y contribue cependant au cours des années 1990 .

              Cette race de type mixte et de grand format a été constituée à la fin du 19e siècle à partir d'animaux pie rouges, bretons, Froment du Léon et Shortorn . La majorité des animaux sont rouges avec quelques tâches blanches sous le ventre .

               La race Armoricaine a été, à partir de 1966, absorbée par la Pie Rouge des Plaines mais il en subsistait, en Bretagne, un petit noyau : 43 femelles répertoriées en 1995, réparties dans 18 troupeaux . Aujourd'hui (2005), l'effectif femelle est de 136, réparties entre 54 troupeau. Il y a 13 taureaux actifs, dont 9 à l'IA .

     

    http://www.races-de-bretagne.fr/decouvrez-les-races/vache-armoricaine/

     

    http://www.racesdefrance.fr/bovins/tres-faible-effectif?id=89

     

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              Le nom de cette race vient du petit massif volcanique situé au Sud-est du Massif Central : l'Aubrac . On la trouve donc dans les départements de l'Aveyron, du Cantal et de la Lozère .

              La race Aubrac a une histoire voisine de celle de l'Abondance . Implantée depuis très longtemps dans la région du même nom, elle a été développée et améliorée par les moines de l'abbaye d'Aubrac . Malheureusement, la révolution française pilla les richesses de l'abbaye et mis fin aux efforts entrepris pour cette race. Sous le second empire, des éleveurs la croisèrent avec les races Suisse et Brune des Alpes, opération faite dans le but d'améliorer le rendement laitier et pour produire des bœufs de trait . Avec la mécanisation et une traite en voie de limitation, les éleveurs croisèrent alors les Aubrac avec les races Charolaise et Limousine pour en faire des bêtes à viande, une politique qui faillit faire disparaître la race Aubrac, sauvée de justesse en 1975 par un plan de sauvegarde pour préserver la race d'origine .

              Cette race a de nombreuses qualités qui en font une excellente race mixte. C'est d'abord une excellente marcheuse, une race qui se contente de fourrages grossiers, une race très maternelle au vêlage facile, un taux voisin de 98 %, soit 91 % sans aide et 7% avec aide, du mois de décembre au mois d'avril. Elle possède une très bonne fécondité de l'ordre de 98%, elle a aussi une bonne longévité, l'âge moyen de réforme étant de 11 ans. Enfin elle fournit un lait de qualité en estive, mais également en stabulation hivernale . C'est une race robuste à la santé éclatante et qui se mène aisément en grand troupeau .

              L'Aubrac est un bovin à l'allure racée, voire noble, en tous cas de grande élégance . C'est une race de moyen format dont la vache pèse de 500 à 700 kg, le taureau de 900 à 1250 kg . La conformation est remarquable, presque carrée, avec un museau court, des hanches peu saillantes,même arrondies, et une poitrine large . Les cornes sont relevées et contournées ; claires à la base, elles deviennent noires à leurs extrémités. Les muqueuses et le toupet
    de la queue sont également noirs, tout comme la bordure extérieure des oreilles . Le tour du mufle et des yeux est blanc, souligné de noir . Quant à la robe, de toute beauté, elle est unicolore variant du fauve au gris froment ; elle est nettement plus foncée chez le taureau . Le Herd-book de la race Aubrac a été créé en 1892 . Aptitude au travail, principalement la traction qui se termine à la fin de la seconde guerre mondiale .


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     http://www.races-montagnes.com/fr/races/aubrac.php 

     

     http://www.race-aubrac.com/fr/race/caracteristiques.php

     

     

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    Aubrac

     

     

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               La race est originaire du secteur de Bazas, en Gironde et se distingue des races blondes du Sud-Ouest par sa robe de couleur brun-gris . Les vaches et les bœufs étaient utilisés en grand nombre pour l’attelage en Gascogne, Armagnac ou dans les Landes jusqu’à l’Adour . Ils étaient appréciés pour leur capacité de travail, leur vivacité et robustesse mais également leur grande sobriété . Plus âgés, les bœufs étaient engraissés et donnaient une viande de qualité remarquable. Grâce à sa rusticité, la race se développe sur des sols pauvres ou en sous-bois .


              Les vaches sont vives, avec des aplombs solides, d’une morphologie de 1,40 m . Les taureaux sont plus grands, 1,45 m pour un poids allant jusqu’à 1200 kg . La robe est grise avec des nuances brunes et les muqueuses sont claires .


              Réputée comme race de travail, la Bazadaise a beaucoup progressé avec le développement de l’attelage et de la traction animale en agriculture à la fin du XIXe siècle et jusque vers 1940 où elle comptait 60000 têtes . L’effectif de la race s’est effondré avec la mécanisation pour atteindre moins de 1000 têtes dans les années 1970 . Les éleveurs s’orientent désormais vers l’élevage allaitant et la production bouchère grâce à une qualité de la viande reconnue . Actuellement, il persiste quelques élevages de production de bœufs gras particulièrement prisés . Un programme technique et génétique lancé dès 1978 a permis d’enrayer le déclin de la race qui compte actuellement 3300 têtes .

     

     

    http://www.racesdefrance.fr/bovins/races-allaitantes?

     

    id=76http://www.bazadaise.fr/z/index.php

     

     

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