Vous voguiez incertains, sur les routes du monde
Impatients de grandir et d'élargir la ronde,
Enfants de l'avenir bousculés par la vie,
Adultes en devenir et débordants d'envies .
Vos lendemain déchantent, aboient,
Et sans douceur, ont dévoilé leurs voies .
Doux mirages aux lueurs enchanteresses,
Pauvres rêves liés à de sombres détresses .
Poètes aujourd'hui, rimailleurs de demain,
Que deviendront vos vies privées de lendemain .
Pauvres vaisseaux fantômes, voguant dans les vapeurs
D'un univers infâme où crèveront vos cœurs .
Car vous aviez ce jour tous ces rêves en vous,
Bonheur, douceur, tendresse et émois fous .
Pauvres carcasses folles malmenées par le temps,
Pantelantes et sans forces au vue de ces géants
Qui bousculent vos rêves et détruisent les gens,
Sans aucune maîtrise de leurs fols instruments .
Dans un monde qui croule, saoulé par la misère,
Ne pourrez-vous un jour pardonner à vos pères,
Ce triste embrasement de la détresse humaine
Qui halète en tremblant sous le poids de ses chaînes,
Et, cherche le soleil au milieu des brouillards,
Cortège d'illusions et de lointains égards .
Nous aurions pu changer la face de ce monde,
Si nous avions tous crus en de fiers avenirs .
Enfants pardonnez nous et unissez vos cœurs,
Pour que le monde enfin redevienne meilleur .
Maïté Chatadieu
31.03.2013.
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